ASSOCIATION DES PIEGEURS AGREE DU VAL D OISE

régulation des nuisibles
 
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 Arrêté du 29 janvier 2007

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toch(95)
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MessageSujet: Arrêté du 29 janvier 2007   Lun 12 Nov - 9:46

Arrêté du 29 janvier 2007 fixant les dispositions relatives au piégeage des animaux classés nuisibles en application de l’article L. 427-8 du code de l’environnement
(J.O. du 18 avril 2007)



* * * * * * * * * *

ARTICLE 1 :

La régulation par le piégeage des populations animales en application des articles L. 427-8 et R. 427-13 à R. 427-17 du code de l’environnement est soumise aux conditions prévues au présent arrêté.


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CHAPITRE I CATEGORIE DES PIEGES AUTORISES

ARTICLE 2 :

Seul est autorisé, sous réserve des prescriptions particulières qui leur sont applicables, l’emploi des pièges des catégories suivantes :

Les boîtes à fauves et tous autres pièges ayant pour objet de capturer l’animal par contention dans un espace clos sans le maintenir directement par une partie de son corps ;
Les pièges déclenchés par pression sur une palette ou par enlèvement d’un appât, ou tout autre système de détente, et ayant pour objet de tuer l’animal ;
Les collets munis d’un arrêtoir ;
Les pièges à lacet déclenchés par pression sur une palette, ou tout autre système de détente, et ayant pour objet de capturer l’animal par une partie de son corps, sans le tuer ;
Les pièges rustiques dits assommoirs perchés ;
Les pièges n’appartenant pas aux catégories précédentes et ayant pour effet d’entraîner la mort de l’animal par noyade.

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CHAPITRE II HOMOLOGATION DE CERTAINS PIEGES

ARTICLE 3 :

L'emploi des pièges mentionnés au 2, 3, 4 et 6 de l'article 2 ci-dessus est subordonné à l'homologation d'un modèle présenté par le fabricant ou le distributeur.

L'homologation est prononcée par arrêté du Ministre chargé de la chasse.

Les pièges doivent porter une marque distincte permettant l'identification du modèle.

Le refus d'homologation peut être fondé notamment sur les risques de blessures ou souffrances susceptibles d'être infligées aux animaux.

L'homologation de tout modèle peut être assortie de prescriptions d'emploi particulières fixées par Arrêté Ministériel. Elle peut être prononcée à titre provisoire pour une période déterminée de mise à l’essai.

ARTICLE 4 :

Le retrait de l'homologation de tout modèle peut être prononcé par Arrêté Ministériel, en fonction de l’évolution des techniques ou de la fréquence et de la gravité des souffrances et des blessures infligées aux animaux telles qu’elles sont constatées à l’usage.




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CHAPITRE III AGREMENT DES PIEGEURS
ARTICLE 5 :

Toute personne qui utilise des pièges doit être agréée à cet effet par le préfet du département où elle est domiciliée. Cet agrément fait l’objet d’une attestation numérotée et est valable pour l’ensemble du territoire national.

ARTICLE 6 :

L'agrément visé à l'article 5 ci-dessus est subordonné à la participation du piégeur concerné à une session de formation au piégeage organisée par l'Office National de la Chasse et de la faune sauvage, une fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs ou tout autre organisme habilité à cet effet par le préfet du département où se déroule la session.

Les programmes de formation font l'objet de protocoles établis par les organismes qui la dispensent et soumis à l'approbation du Commissaire de la République.

Les programmes de formation font l’objet de protocoles établis par les organismes qui la dispensent et soumis à l’approbation du préfet.

La formation doit comporter au moins seize heures, avec la répartition horaire globale suivante :

connaissance des espèces recherchées : quatre heures ;
connaissance des différents types de pièges, de leurs possibilités et condition d’utilisation : deux heures ;
manipulation des pièges : quatre heures ;
connaissance des mesures propres à diminuer les souffrances des animaux capturés : deux heures ;
application des connaissances : quatre heures.
Sont dispensés de l’obligation de participer à une session pour être agréés :

les lieutenants de louveterie ;
les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ;
les agents assermentés de l’Office national des forêts ;
les titulaires d’un brevet de technicien agricole, option aménagement de l’espace, spécialité gestion de la faune sauvage, délivré par le ministre de l’agriculture.

ARTICLE 7 :

Les piégeurs agréés sont tenus de marquer leurs pièges au numéro qui leur est attribué par le préfet.

Ils peuvent également utiliser les pièges identifiés par la marque de leur employeur ; mention en est faite dans la déclaration prévue à l’article 11 ci-après.

Il n’est pas exigé que la marque soit apparente lorsque le piège est tendu.

ARTICLE 8 :

Les piégeurs agréés doivent tenir un relevé quotidien de leurs prises.

Tous les piégeurs agréés envoient au préfet du département du lieu du piégeage, avant le 30 septembre de chaque année, un bilan annuel de leurs prises au 30 juin, y compris s’ils n’ont pas pratiqué le piégeage au cours de l’année cynégétique écoulée.

Ce bilan, établi par commune où des opérations de piégeage ont été réalisées, mentionne le nom et l’adresse du piégeur, son numéro d’agrément, l’espèce capturée et le nombre de prises.

Le préfet établit le bilan des captures effectuées dans le département pour la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage.

ARTICLE 9 :

L’agrément est valable pour une durée illimitée. Il peut toutefois être suspendu, par décision motivée du préfet, pour une durée n’excédant pas cinq années, au cas où l’intéressé aurait contrevenu à une des dispositions du présent arrêté ou se serait rendu coupable d’une infraction caractérisée aux dispositions législatives ou réglementaires relatives à la police de la chasse ou de la protection de la nature et après qu’il aura été en mesure de présenter ses observations.

ARTICLE 10 :

Tout piégeur qui change définitivement de domicile doit en informer le préfet du département où il a obtenu l’agrément, à fin de radiation de la liste des piégeurs agréés du département, et le préfet de son nouveau département, à fin d’inscription sur la liste des piégeurs agréés du nouveau département de résidence. Si un piégeur agréé décide d’arrêter définitivement son activité, il doit en informer par écrit le préfet du département où il figure sur la liste départementale des piégeurs agréés


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CHAPITRE IV - DECLARATION DES OPERATIONS DE PIEGEAGE

ARTICLE 11 :

La pose de pièges doit faire l’objet, de la part du titulaire du droit de destruction ou de son délégué ou du piégeur chargé des opérations, d’une déclaration en mairie de la commune où est pratiqué le piégeage.

La déclaration en mairie est préalable et au moins annuelle. Elle est valable jusqu’au 30 juin de l’année cynégétique en cours.

La déclaration doit indiquer l’identité, l’adresse et la qualité (propriétaire, possesseur, fermier) du déclarant détenteur du droit de destruction, l’identité, l’adresse et le numéro d’agrément du piégeur.

Le maire fait publier un exemplaire de la déclaration à l’emplacement réservé aux affichages officiels et en remet un au déclarant, qui doit le présenter à toute demande des agents chargés de la police de la chasse.



ARTICLE 12 :

Les déclarants sont tenus de signaliser de manière apparente sur les chemins et voies d'accès, les zones dans lesquelles sont tendus des pièges appartenant aux catégories visées au 2 et 5 de l'article 2 ci-dessus.


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CHAPITRE V PRESCRIPTIONS GENERALES POUR LE PIEGEAGE
ARTICLE 13 :

Tous les pièges doivent être visités tous les matins, par le piégeur ou un préposé désigné par lui et à cet effet. Pour les pièges des catégories 3 et 4 de l’article 2 ci-dessus, cette visite doit intervenir au plus tard dans les deux heures qui suivent le lever du soleil.

La mise à mort des animaux capturés doit intervenir immédiatement et sans souffrance.

En cas de capture accidentelle d’animaux non visés par l’article L. 427-8 du code de l’environnement, ces animaux sont relâchés sur-le-champ.


ARTICLE 14 :

Les boîtes à fauves et autres engins de la catégorie 1 de l’article 2 ci-dessus peuvent être placés en tous lieux.

L’utilisation d’appelants vivants des espèces d’oiseaux recherchées ou d’espèces d’animaux de basse-cour est autorisée dans les pièges de la catégorie 1 de l’article 2 ci-dessus dès lors qu’ils ne peuvent pas se trouver en contact immédiat avec l’animal à capturer ou capturé. Cette dernière disposition ne s’applique pas pour les appelants, de l’espèce recherchée, placés dans les cages à corvidés.

ARTICLE 15 :

I. - Les pièges des catégories 2 et 5 de l’article 2 ci-dessus ne peuvent être tendus à moins de 200 m des habitations des tiers et à moins de 50 m des routes et chemins ouverts au public.

II. - L’utilisation en coulée des pièges de catégorie 2 est interdite.

III. - Les pièges à oeuf ne peuvent être tendus que de nuit ; ils doivent être détendus ou neutralisés dans les deux heures suivant le lever du soleil. Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas aux pièges placés en jardinet ou en caisse de telle sorte que l’oeuf ne puisse être visible de l’extérieur.

IV. - Les pièges en X peuvent être utilisés :

Dans les marais et jusqu’à 200 m des cours d’eau, des étangs ou des marais uniquement avec appât végétal, en cas d’utilisation d’un appât ;
A plus de 200 m des cours d’eau, des étangs ou des marais :
en gueule de terrier et dans les bottes de paille et de foin ;
au bois, dans une enceinte ménageant une ou des ouvertures d’une largeur inférieure ou égale à 15 cm ;
dans une boîte ménageant une ou des ouvertures inférieures ou égales à 11 cm x 11 cm, pour les pièges de dimensions inférieures ou égales à 18 cm x 18 cm.
V. - Les autres pièges peuvent faire l’objet de dispositions particulières figurant dans les arrêtés d’homologation.

ARTICLE 16 :

Seul est autorisé l’emploi de collets, de fabrication industrielle ou artisanale, homologués dans les conditions prévues à l’article 3 ci-dessus et destinés à la capture du renard.

Le diamètre minimal du câble utilisé doit être de 1,6 mm.

L’arrêtoir doit être inamovible et disposé de façon à ménager à la boucle une circonférence minimale de 21 cm pour éviter la strangulation des animaux.

L’utilisation de tout système de détente destiné à entraîner la mort des animaux par strangulation est interdite.

Pour assurer le piégeage sélectif du renard, le collet, après mise en place, doit présenter une ouverture maximale de 20 cm de diamètre, la partie basse de l’engin étant disposée à 18 cm au moins et à 22 cm au plus au-dessus du niveau du sol.

Toutefois, cette dernière disposition ne s’applique pas pour les collets placés en gueule de terrier de renard.

De même, lors d’opérations de piégeage du renard à l’intérieur des bâtiments, cours et jardins, installations d’élevage et, d’une façon générale, dans les enclos attenant à l’habitation visés à l’article L. 424-3 du code de l’environnement, les collets à arrêtoir peuvent être tendus directement sur le passage emprunté par l’animal sans tenir compte de la hauteur depuis le sol.

ARTICLE 17 :

Le préfet, après avis de la fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs et de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, peut autoriser par arrêté, dans tout ou partie du département, l’utilisation des pièges rustiques dits « assommoirs perchés ». Cet arrêté peut en limiter les conditions d’emploi, sans préjudice des dispositions des alinéas suivants.

L’ouverture dans le sens vertical des assommoirs ne peut dépasser 25 cm.

Les assommoirs perchés doivent être placés à une hauteur minimale de 1,50 m du sol.


ARTICLE 18 :

L’attache reliant le collet ou le lacet à un point fixe ou mobile doit comporter au moins deux émerillons permettant au piège d’accompagner les mouvements de l’animal capturé en évitant la torsion du collet ou du lacet.




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CHAPITRE VI - DISPOSITIONS DIVERSES

ARTICLE 19 :

Le piégeage du sanglier est interdit.

ARTICLE 20 :

L’utilisation de pièges à feu ou de batteries d’armes à feu est interdite.

ARTICLE 21 :

Les dispositions des articles 5 à 12 et 15 du présent arrêté ne sont pas applicables au piégeage à l’intérieur des bâtiments, cours et jardins, installations d’élevage et, d’une façon générale, aux enclos attenant à l’habitation visés au I de l’article L. 424-3 du code de l’environnement. Lorsque au moins une opération de piégeage a été réalisée dans ces conditions au cours d’une année cynégétique (1er juillet-30 juin), le titulaire du droit de destruction adresse directement au préfet une attestation de piégeage indiquant l’identité, les coordonnées et la qualité (propriétaire, possesseur, fermier) du déclarant détenteur du droit de destruction, l’identité, l’adresse, le numéro d’agrément des piégeurs et le lieu de la capture et le nombre de captures par espèce au plus tard le 30 septembre suivant l’année cynégétique.

ARTICLE 22 :

Les dispositions des articles 5 à 10 ne sont pas applicables aux personnes qui capturent les ragondins et les rats musqués au moyen de boîtes ou de pièges-cages.

ARTICLE 23 :

Le présent arrêté entre en vigueur le 1er juillet 2007

ARTICLE 24 :

L’arrêté du 23 mai 1984 fixant les dispositions relatives au piégeage des populations animales est abrogé à compter du 1er juillet 2007.

ARTICLE 25 :

Le directeur de la nature et des paysages est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
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